Ste Anne à
Augsbourg
L’église Ste Anne, église principale des protestants, est située au cœur du centre-ville, en zone piétonnière. Depuis ses fondations au 13e siècle, elle est passée par une histoire de croissance à travers tous les styles, du gothique jusqu’ au classicisme. Mais elle a surtout été marquée par les grandes explications intellectuelles et spirituelles au cours des siècles. Sous sa forme présente, l’église surprend par son espace ouvert, par sa clarté et sa lumière. Le mot hébreu à l’origine du nom d’Anne signifie « grâce, au double sens, prière, charité ». L’église Ste Anne en témoigne jusqu’à nos jours.
A contacter :
Pfarramt St. Anna
Fuggerstr. 8
86150 Augsburg
tél. 0049/821/343710
fax: 0049/821/3437124
e-mail:
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Visites guidées: Visites guidées en français possibles. S’adresser au Pfarramt (cure) ci-dessus.
Informations touristiques : Si vous planifiez une visite d’Augsbourg, la Regio Augsburg et l’Information Touristique auraient le plaisir de vous assister.
Tourist-Information
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tél. 0049/821/502070
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Regio Augsburg Tourismus GmbH
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te Anne à Augsbourg
– un bref résumé historique
L’ensemble de Ste Anne était, à l’origine, un monastère de carmes. L’église fut construite en 1321, mais de cette époque seule a été conservée la « grande
sacristie ».
En 1420 fut fondée la soi-disant « chapelle des orfèvres » par le couple Cunrat et Afra Hyrn comme leur chapelle funéraire. Les orfèvres, probablement nommés conservateurs de la
chapelle, l’agrandirent en 1496, et l’utilisèrent comme lieu de sépulture. (A voir, au fond, à
gauche, le médaillon en fer forgé de 1449 représentant la coupe, symbole de la corporation des orfèvres)
Fresques
Dans l’encadrement des fenêtres du chœur sont représentés divers personnages bibliques avec des saints choisis pour leurs mérites de pèlerins au cours de leur vie. Du côté gauche figurent les symboles des quatre évangélistes au-dessus de la légende d’Hélène, mère de l’empereur
Constantin, à la recherche de la croix de Jésus-Christ. A l’arrière, des fresques d’une époque
postérieure, de Saint Christophe et de St. Georges avec le dragon.
Du côté droite, encore une épisode de la Légende dorée (par Jacques de Voragine -XIIIe siècle-) sur la vie des saints :
St. Jacques le Majeur, de retour en Palestine, est protégé des malédictions d’un magicien qui
va se convertir après. A côté, la rencontre des trois cortèges des rois mages, très vénérés à l’époque. Ensuite, d’une époque postérieure, figure Ponce Pilate dans un groupement de
fresques sur la passion de Jésus-Christ. En haut : la Cène et le lavement des pieds des
disciples, en bas : l’arrestation, la flagellation, la passion, et, dans un style bien différent, la crucifixion de Jésus-Christ.
Dans les années 1485 –1497, l’église Ste Anne fut portée aux proportions d’aujourd’hui, à l’exception de la chapelle des Fugger.
Vers 1500, le monastère se composait d’une basilique à piliers avec chœur à l’Est, de la
grande sacristie, de la chapelle des orfèvres, du couvent avec les cellules, de la bibliothèque, du réfectoire et du cloître, dont la cour centrale est aujourd’hui appelée « Lutherhöfle »
(petite cour de Luther). Quand Martin Luther fut convoqué devant le cardinal Gaëtan pour
révoquer ses thèses, il résida dans ce monastère. Du 5 au 18 octobre 1518, il y logea, invité par le prieur Frosch, son ami. A partir de cette période, le prieur Frosch commença à prêcher
les idées de la Réforme, ainsi devenant le pionnier et le principal propagateur de la nouvelle
doctrine à Augsbourg.
A quelques pas de l’entrée de Ste Anne par le cloître, à droite, l’escalier (« Lutherstiege »)
également appelé après Luther, mène à un petit musée sur la Réforme.
De 1508 à 1518 fut ajoutée la « chapelle des Fugger » (chœur Fugger) à l’Ouest par Jakob Fugger comme chapelle funéraire pour les mâles de la famille. Celle-ci est le premier bâtiment sacré de la Renaissance au nord des Alpes. A l’exception du constructeur de l’orgue, Hans Dobrau, aucun autre maître ne peut être
identifié avec certitude. On présume qu’Albrecht Dürer et un architecte vénitien collaborèrent
à la conception et au plan de la chapelle. L’autel est un chef-d’œuvre de Hans Daucher qui
réalisa le groupe du corps de Jésus Christ enlevé de la croix et soutenu par un ange, entouré de
Marie sa mère et Saint Jean. Il s’agit là d’une représentation tout à fait nouvelle du mystère de l’Eucharistie. On présume que Daucher fut également le sculpteur des ravissants angelots de
la balustrade ainsi que des magnifiques épitaphes (sculptés en pierre calcaire d’après des
dessins de Dürer) en commémoration de Georg, Ulrich et Jakob Fugger. Ceux du milieu représentent la résurrection et la bataille de Samson et des Philistins. Au-dessus se trouve
l’orgue à armoire de Hans Dobrau, avec les volets peints par Jörg Breu l’Aîné, sur les deux
niveaux. Les grands volets montrent l’Ascension de Jésus-Christ et l’Assomption de la Vierge Marie ; les petits volets en dessous montrent l’allégorie de « l’invention de la musique et sa
pratique ». Dans la fenêtre en haut figure le blason de la famille Fugger comme on en
découvre parmi les dessins du parterre en marbre, y inclus le fuseau des tisserands, signe de
marque commerciale des Fugger.
Pendant la Deuxième Guerre mondiale, la chapelle brûla et fut détruite. A l’aide d’anciens
dessins et photos, elle put être reconstruite au détail près, suivant la décision des descendants
des Fugger.
A gauche du chœur des Fugger se trouve la chapelle du Saint Sépulcre, une imitation de l’église de Jérusalem à l’époque, construite en 1506, et acquise par la famille noble des
Österreicher. En 1629, Ste Anne et d’autres églises paroissiales furent enlevées aux protestants. Ce ne fut
que quand Gustave-Adolphe, roi de Suède, lui-même protestant, arriva vainqueur à
Augsbourg, que son aumônier militaire put à nouveau célébrer un culte à Ste Anne. Mais en 1635, les protestants furent de nouveau expulsés de leurs églises. Seul leur resta le collège de
Ste Anne, où le culte dut être célébré en plein air jusqu’ en 1649.
(Une petite chaise pliante en vitrine, au musée au bout de la galerie, témoigne de ces années de souffrance).
Après la Guerre de Trente Ans, des rénovations importantes étaient nécessaires :
En 1682 fut ajoutée la chaire de bois richement sculptée et deux ans plus tard la galerie. En 1747 furent effectués des travaux de restauration et de transformation en style
baroque/rococo, nommé « le goût d’Augsbourg » : fresques du plafond par Johann Georg
Bergmüller (le Christ prophète, le Christ sacerdotal, le Christ roi), stucs par H.M. Feichtmayr.
Les tableaux
- une formation dans la foi (souvent des épitaphes ou des dons au cours des siècles)
Au cloître:
Abraham del Hel :
Allégorie de la rédemption (1576)
Cueillette de la manne (1563)
Saint Thomas incrédule (1566)
Joseph Heintz l’Aîné:
St. Martin coupant sa cape en deux (1600)
Sur le mur sud du chœur Est où se trouve la sacristie:
Johann Freyberger :
Le miracle de la multiplication des pains (au plus tôt 1604)
Christoph Amberger
Les dix vierges (2e moitié du 16e s.)
Jörg Breu l’Aîné (1475- 1537)
Le Christ aux limbes
La résurrection du Christ
Au chœur Est
Lucas Cranach et son atelier:
Martin Luther (1529 ou plus tard)
L’Electeur Johann Friedrich de Saxe, surnommé le Magnanime (1532)
Le Christ bénissant les enfants (1531/40)
La Vierge avec l’Enfant Jésus et Saint Jean Baptiste (2e moitié du 16e s.)
Abraham von Diepenbeck (1596-1675):
Adoration des Mages
Joachim von Sandrart (1606-1688):
Jésus au Temple
Dans l’église
Copie sur commande selon Matthäus Merian par Max Rosenfeld (1940)
Gustave-Adolphe de Suède à Augsbourg
Isaak Fisches(1630-1706) et Johann Spillenberger (1628-1679):
La passion sur la balustrade de la galerie sud.
Fisches avant sa mort : la Cène, Jésus au mont des oliviers, l’arrestation, le reniement par
Pierre,le Christ devant Caïphe, la résurrection. Les autres tableaux par Spillenberger.
Sous la galerie sud
11 apôtres et Saint Paul (fin du 17e s.) par Ulrich Mayr (Mair)
Saint Jean par Isaac Fisches
Bas-côté nord
Joseph Heintz l’Aîné :
L’Ascension d’Elie (2e livre des rois) (1607)
Franz Friedrich Franck (1627 –87):
Joseph en Egypte saluant Jacob
Isaak Fisches ou Johann Heiß (1640-1704):
La guérison du paralysé
Johann Heiß:
La résurrection du Christ
(Traduction originale : B. Capanni, D. Bellurier
Rédaction actuelle: Renate Baier)
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